Affichage des articles dont le libellé est Nouvelles. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Nouvelles. Afficher tous les articles
samedi 6 avril 2013
samedi 23 mars 2013
L'ODEUR DU FIGUIER (Simonetta Greggio - Le Livre de Poche)
ALORS
? Parfums, soleil d'été, rivages bleutés, Aquascura, la nouvelle qui ouvre le livre, ne dément pas le titre du recueil, tout en sensation subtile mais prégnante. La description de ces vacances au rythme indolent est d'une justesse rare, la chaleur, les parfums, les matières : tout est palpable dans ce décor à la lumière si belle. S. Greggio y mêle doucement les incertitudes du coeur pour révéler brutalement la violence des sentiments mais aussi de la nature, belle mais aussi dangereuse. Un très beau travail d'écrivain, intimiste et généreux, qui se savoure lentement, au rythme d'une langueur toute calculée. Plus chaud que la braise et L'année 82 sont des histoires d'amour douloureuses où le triangle amoureux (thème omniprésent chez l'auteur) révèle déchirures et tourments car, décidément, l'amour fait mal ! Quand les grands... interrompt les transports amoureux pour laisser place à une histoire étonnamment sombre : un vieillard agonise dans un ascenseur : son passé défile devant ses yeux, son histoire mais aussi celle de son pays, jusqu'à la chute. Métaphore glaçante sur le destin de l'Italie actuelle ? A voir... Quant à Fiat 500, anecdotique, elle est à oublier.
QUI ? Simonetta Greggio est une romancière italienne qui écrit en français. Arrivée à Paris en 1981, où elle vit depuis, elle a été journaliste
pendant plusieurs années, collaborant à des revues et magazines divers
dont City, Télérama, La Repubblica, Figaro Madame… Elle est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages d’art de vivre
consacrés aux jardins et à la cuisine, et notamment des premiers Guide
des auberges et hôtels de charme en Italie. Son premier roman, La douceur des hommes, paru chez Stock en 2005, a été
consacré par le magazine Lire parmi les vingt meilleurs livres de
l’année.
QUAND ? Italie, ces dernières années.
QUOI ? Cinq nouvelles sont au menu : Aquascura (un jeune couple s'installe dans une cabane perdue dans la nature pour les vacances d'été) ; Plus chaud que la braise (vingt ans après, les retrouvailles passionnées d'un homme et d'une femme) ; Quand les grands seront maigres (un retraité se retrouve piégé dans un ascenseur) ; L'année 82 (la passion destructrice d'une jeune femme pour un homme tourmenté) ; Fiat 500 (idylle fugace sur les routes d'Italie).
![]() |
| Simonetta Greggio |
mardi 27 juillet 2010
LE GOÛT SUCRE DES POMMES SAUVAGES (Wallace Stegner - Points)
QUI ? Wallace Stegner, auteur américain (1909-1993), décrit comme "le doyen des écrivains de l'Ouest". Il remporte le Prix Pulitzer en 1972 avec Angle d'équilibre. Auteur énorme, indispensable, qui n'a cessé de magnifier la nature et l'esprit pionnier de son pays.
QUAND ? Variable selon les nouvelles.
QUOI ? Un couple de retraités en balade dans le Vermont ; un homme sur les traces de sa jeunesse perdue ; un agent littéraire à la retraite perdu dans une soirée mondaine qui dégénère ; le représentant d'une fondation découvre les Philippines ; un jeune anglais fait l'apprentissage du dur métier de cow-boy.
ALORS ? On reste mitigé à la lecture de ce recueil de nouvelles : Stegner les a rassemblées quelques années avant sa mort et ce n'est pas lui faire injure de souligner leur relative faiblesse. Œuvres de jeunesse, rédigées entre 1948 et 1959, elles peinent à trouver un rythme, même s'il subsiste de beaux moments, simples et intenses, notamment dès que Stegner regagne ses terres du Vermont et du Montana ("Le goût sucré des pommes sauvages", "Génèse"). Son talent s'avère aussi probant dans un registre plus psychologique : malgré des longueurs, "Guide pratique des oiseaux de l'Ouest" est une sorte de micro étude de mœurs parfaitement menée. Mais, pour qui a goûté aux talents de romancier de Stegner, l'ensemble reste fade. Lisez plutôt les romans...
jeudi 14 juin 2007
L'AMOUR EST TRES SURESTIME (Brigitte Giraud - Stock)
QUI ? Brigitte Giraud, auteur estimable qui s'est construit petit à petit et que l'on aime beaucoup.
QUAND ? Indéterminé.
QUOI ? L'amour, c'est pas de la tarte...
ALORS ? Le titre, tiré d'un texte de Dominique A., résume bien l'ironie douloureuse de ce livre d'à peine quatre vingt onze pages, condensé d'impressions justes et de jugements aigus où l'on voit comment meurt l'amour, comment il se délite jusqu'à s'évanouir purement et simplement. L'auteur se concentre sur l'agonie d'un couple en perdition : lui, écrivain à succès ; elle, simple anonyme dont la banalité finit par insupporter : quête d'amour modeste contre ambition égoïste sur fond de guerre des sexes larvée. Tout sonne juste, on est dans le détail minuscule des sentiments abîmés avec les incontournables mots qui blessent, les gestes déplacés, les lapsus plus meurtriers que des coups ou les habitudes mortifères. Brigitte Giraud complète son observation par le portrait de ceux à qui on a volé l'amour : les veuves (sujet d'un chapitre brillant sous forme de sentences implacables) ou les maris abandonnés par leur femme (intolérable angoisse du vide qui s'installe).
QUAND ? Indéterminé.
QUOI ? L'amour, c'est pas de la tarte...
ALORS ? Le titre, tiré d'un texte de Dominique A., résume bien l'ironie douloureuse de ce livre d'à peine quatre vingt onze pages, condensé d'impressions justes et de jugements aigus où l'on voit comment meurt l'amour, comment il se délite jusqu'à s'évanouir purement et simplement. L'auteur se concentre sur l'agonie d'un couple en perdition : lui, écrivain à succès ; elle, simple anonyme dont la banalité finit par insupporter : quête d'amour modeste contre ambition égoïste sur fond de guerre des sexes larvée. Tout sonne juste, on est dans le détail minuscule des sentiments abîmés avec les incontournables mots qui blessent, les gestes déplacés, les lapsus plus meurtriers que des coups ou les habitudes mortifères. Brigitte Giraud complète son observation par le portrait de ceux à qui on a volé l'amour : les veuves (sujet d'un chapitre brillant sous forme de sentences implacables) ou les maris abandonnés par leur femme (intolérable angoisse du vide qui s'installe).
Inscription à :
Articles (Atom)




