dimanche 27 mars 2016

TETRAMERON (José Carlos Somoza - Actes Sud)

Les contes ne sont pas que pour les enfants, au contraire ! Dans ce roman à tiroirs, l'espagnol José Carlos Somoza nous fait pénétrer au coeur d'une étrange société secrète qui se régale d'histoires aussi énigmatiques que cruelles. A se demander d'ailleurs si le livre entier n'est pas lui-même une immense énigme où le lecteur aurait tôt fait de se perdre...


lundi 14 mars 2016

DE VISU (Jim Crace - Rivages)

Loin de l'engouement pour les intrigues post-apocalyptiques et de la furie des invasions zombiesques, le discret Jim Crace livrait en 2009 sa vision de l'après fin du monde dans un roman sans esbroufe mais prenant, plus proche de Malevil ou La Route que de Mad Max. Retour sur un titre injustement méconnu...


mercredi 2 mars 2016

TANGOS (Jean-Paul Nozière - Fleuve Noir)

Jean-Paul Nozière a le tort d'écrire depuis plus de vingt ans, surtout pour la jeunesse : on a presque fini par oublier le (très) grand auteur de noir qu'il était. Publié en 1998, Tangos illustre bien tout le savoir-faire de cet auteur, ex prof d'histoire-géo et ex documentaliste. En route donc pour Sponge, à la rencontre de Milou et des autres...


lundi 15 février 2016

LES OREILLES DU LOUP (Antonio Ungar - Points Seuil)

Présenté comme un jeune prodigue de la littérature, le colombien Antonio Ungar faisait sensation en 2008 avec ces "oreilles du loup", roman sensible et atypique où le lecteur redécouvre le monde à travers le regard... d'un enfant de cinq ans. Un livre déroutant, une expérience de lecture qui l'est tout autant...


samedi 13 février 2016

L'INDESIRABLE (Sarah Waters - 10-18)


N'en faisons pas mystère : Sarah Waters est l'une des romancières les plus douées de son époque et ses livres doivent forcément occuper une place de choix dans toute bibliothèque digne de ce nom. Et c'est peu dire que cette incursion dans le roman gothique a excité notre appétit de lecteur...  


lundi 9 novembre 2015

LES FERRAILLEURS vol.1 : LE CHÂTEAU (Edward Carey - Grasset)

Évoquer Charles Dickens et Tim Burton (rien de moins !) pour présenter un nouveau livre, c'est forcément placer la barre assez haut et, du coup, susciter une attente fébrile chez le lecteur qui n'en demandait pas tant. Avec ce premier volume de la trilogie des "Férrailleurs", Edward Carey met les petits plats dans les grands pour un résultat... digeste ? 


dimanche 2 février 2014

LES OREILLES SUR LE DOS (Georges Arnaud - Phébus)

Un roman d'aventure comme on n'en fait plus. Des personnages aux gueules de série B. Une fuite sans issue. Dieu qu'il fait chaud, Dieu que c'est noir... Après Le salaire de la peur (adapté au cinéma par Clouzot et, plus tard, William Friedkin), Georges Arnaud replonge en 1953 dans l'enfer moite de l'Amérique du Sud... 


dimanche 19 janvier 2014

UNE COLLECTION TRES PARTICULIERE (Bernard Quiriny - Seuil)

Des nouvelles fantasques ? Fantastiques ? Mieux : une tonne d'imagination au service d'un univers souvent drôle mais aussi poétique. Bernard Quiriny (auteur belge, ça a forcément quelque chose à voir) a des talents de magicien et un imaginaire qui n'appartient qu'à lui. Un ravissement je vous dis !

lundi 17 juin 2013

BLESSEES (Percival Everett - Actes Sud)

Dans le Wyoming profond, les hommes révèlent leur vrai nature. C'est beau, intense, mais aussi... sauvage. Amateurs de grands espaces, vous allez respirer à pleins poumons ce western moderne. Un roman au caractère bien trempé, signé par un professeur d'université qui a souvent traité des questions raciales.


samedi 1 juin 2013

THERESE DESQUEYROUX (François Mauriac - Le Livre de Poche)


Vous vouliez un classique, un lourd ? Voilà Thérèse Desqueyroux, du vénérable François Mauriac. A priori, pas de quoi s'exciter dans la mesure où les classiques vieillissent (souvent) mal. Mais, surprise, ce portrait de femme tragique dans la France des années 20 déploie des charmes insoupçonnés...


samedi 20 avril 2013

LE TUTU (Princesse Sapho - Tristram)

Titre ridicule, auteur inconnu, origines mystérieuses : Le Tutu se pose là comme un drôle d'objet littéraire, entre canular et farce bien gratinée... C'est peu dire que l'on ouvre le Tutu avec appréhension mais la curiosité l'emporte finalement. Prêt pour une expérience de lecture off limits ?

samedi 6 avril 2013

BARCELONE NOIR (Divers - Asphalte)


14 auteurs espagnols et catalans (dont Andreu Martin, Antonia Cortijos, Teresa Solana,...) consacrent Barcelone comme capitale du polar dans ce recueil de nouvelles bien fourni. A priori une bonne idée mais pas sûr que le livre tiennent toutes ses promesses...


samedi 23 mars 2013

L'ODEUR DU FIGUIER (Simonetta Greggio - Le Livre de Poche)
QUI ? Simonetta Greggio est une romancière italienne qui écrit en français. Arrivée à Paris en 1981, où elle vit depuis, elle a été journaliste pendant plusieurs années, collaborant à des revues et magazines divers dont City, Télérama, La Repubblica, Figaro Madame… Elle est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages d’art de vivre consacrés aux jardins et à la cuisine, et notamment des premiers Guide des auberges et hôtels de charme en Italie. Son premier roman, La douceur des hommes, paru chez Stock en 2005, a été consacré par le magazine Lire parmi les vingt meilleurs livres de l’année.
QUAND ? Italie, ces dernières années.
QUOI ? Cinq nouvelles sont au menu : Aquascura (un jeune couple s'installe dans une cabane perdue dans la nature pour les vacances d'été) ; Plus chaud que la braise (vingt ans après, les retrouvailles passionnées d'un homme et d'une femme) ; Quand les grands seront maigres (un retraité se retrouve piégé dans un ascenseur) ; L'année 82 (la passion destructrice d'une jeune femme pour un homme tourmenté) ; Fiat 500 (idylle fugace sur les routes d'Italie).
Simonetta Greggio
ALORS ? Parfums, soleil d'été, rivages bleutés, Aquascura, la nouvelle qui ouvre le livre, ne dément pas le titre du recueil, tout en sensation subtile mais prégnante. La description de ces vacances au rythme indolent est d'une justesse rare, la chaleur, les parfums, les matières : tout est palpable dans ce décor à la lumière si belle. S. Greggio y mêle doucement les incertitudes du coeur pour révéler brutalement la violence des sentiments mais aussi de la nature, belle mais aussi dangereuse. Un très beau travail d'écrivain, intimiste et généreux, qui se savoure lentement, au rythme d'une langueur toute calculée. Plus chaud que la braise et L'année 82 sont des histoires d'amour douloureuses où le triangle amoureux (thème omniprésent chez l'auteur) révèle déchirures et tourments car, décidément, l'amour fait mal ! Quand les grands... interrompt les transports amoureux pour laisser place à une histoire étonnamment sombre : un vieillard agonise dans un ascenseur : son passé défile devant ses yeux, son histoire mais aussi celle de son pays, jusqu'à la chute. Métaphore glaçante sur le destin de l'Italie actuelle ? A voir... Quant à Fiat 500, anecdotique, elle est à oublier.

samedi 9 mars 2013

ACCABADORA (Michela Murgia - Seuil)
QUI ? Michela Murgia est née à Cabras en 1972. Après Accabadora, Prix Page des libraires 2011, elle a publié en Italie Ave Mary, un essai sous-titré « Et l'Eglise créa la femme ». Ses livres sont traduits dans de nombreuses langues. Elle vient de publier La guerre des saints, toujours au Seuil.
QUAND ? Sardaigne, années 50.
QUOI ? Dans un petit village sarde, la vieille couturière, Tzia Bonaria, accueille chez elle Maria, « cédée » bien volontiers par une veuve d’humbles origines. Elle offrira à sa « fille d’âme » son métier et des études. Maria grandit entourée de soins et de tendresse; mais certains aspects de la vie de Tzia Bonaria la troublent, en particulier ses mystérieuses absences nocturnes. Elle ignore en effet que la vieille couturière est, pour tous ses concitoyens, l’ accabadora, la « dernière mère »...
ALORS ? Elle même d'origine sarde, Michela Murgia n'a pas eu à chercher très loin le sujet de ce roman : en effet, jusqu'aux années 50, les "accabadora" ont été des figures marquantes de la tradition sarde. Leur rôle consistait, avec l'accord des familles, à abréger les souffrances des agonisants et à les aider à mourir. Cette euthanasie rituelle, ce "savoir" venu du fond des âges est au cœur de l'histoire de filiation et de transmission qui se noue entre Tzia Bonaria et Maria. Bien sûr, il y a la Sardaigne, puissamment incarnée par les décors et les personnages. A sa façon, Michela Murgia est un auteur régionaliste, nourrie par ses racines et fervente de ses origines. Mais elle ne verse jamais dans le pittoresque ou le chromo nostalgique, il s'agit d'abord d'une histoire de femmes, d'émancipation et, finalement, d'amour. Cela donne au final un roman d'excellente facture même si M. Murgia va parfois un peu trop vite et, à force d'ellipses, affaiblit son récit. On aurait aimé rester plus longtemps sur ces terres magnifiques et en apprendre plus sur cette fameuse accabadora...

vendredi 8 mars 2013

MA SOEUR VIT AU-DESSUS DE LA CHEMINEE (Annabel Pitcher - Pocket)
QUI ? Annabel Pitcher a étudié la littérature à Oxford. Ma sœur vit sur la cheminée est son premier roman, écrit pendant un tour du monde, et traduit dans une dizaine de langues.
QUAND ? Années 2000, Angleterre.
QUOI ? La mort de Rose, tuée dans un attentat terroriste à Londres, a détruit sa famille. Ses parents ne peuvent supporter leur douleur et négligent quelque peu leurs autres enfants : Jasmine la soeur jumelle de Rose et le petit dernier, Jamie. Ce dernier, pour affronter les autres, se réfugie dans un monde de superhéros, ce qui lui permettra de s'allier à une petite fille tout aussi malicieuse que lui.
ALORS ? Les premiers paragraphes du livre, glaçants, donnent tout de suite le ton : il va être question de mort (et pas n'importe laquelle, la pire, celle d'un enfant), de survie, et d'innocence. Au milieu des décombres d'une famille atomisée par la douleur, Jamie, ans, se pose comme le témoin candide (il n'a jamais connu sa soeur défunte) d'une vie à (re)construire. Dans sa nouvelle école, il doit en plus affronter la bêtise et l'exclusion mais la rencontre avec Sunya, jeune musulmane au caractère bien trempé, libère Jamie de sa prison. Premiers émois, premiers doutes (les parents de Sunya font-ils partie des terroristes qui ont tué sa soeur ?), Jamie se retrouve bientôt au coeur du cyclone... et le lecteur avec lui ! Impossible de lâcher Jamie, fragile héros écrasé par un quotidien trop lourd. On pleure avec lui, on tremble pour lui, on espère aussi pour lui. Annabel Pitcher signe là un immense mélodrame qui s'assume comme tel : sincère et profondément touchant.  

vendredi 14 octobre 2011

INDIAN CREEK, UN HIVER AU COEUR DES ROCHEUSES (Pete Fromm - Gallmeister)

QUI ? Pete Fromm, né en 1958, ex-ranger devenu écrivain et chantre des grands espaces et de la vie en pleine nature. Est considéré comme l'une des voix importantes de la fameuse école du Montana.
QUAND ? Les montagnes Rocheuses, Idaho, entre 1978 et 1979.
QUOI ? En 1978, le jeune Pete Fromm (qui étudie la biologie animale à l'université de Montana) est embauché par l'office de réglementation de la chasse et de la pêche de l'Idaho pour rester seul dans les montagnes, en plein coeur de l'aire naturelle protégée de Selway-Bitterroot, à surveiller l'éclosion d'oeufs de saumon...
ALORS ? Pete Fromm, c'est un peu le mythe de l'homme des bois devenu réalité, l'expérience ultime de l'homme seul face à la nature et à lui-même, bref une aventure moderne aux résonances antédiluviennes (et le fantasme de pas mal de gens par la même occasion). Pas étonnant que son Indian Creek soit devenu un classique instantané du nature writing : la sincérité de Fromm (son humour aussi) sert de voix à un hymne discret mais touchant aux grands espaces, aux montagnes et aux forêts. Ici, la nature aide à grandir, elle pousse au dépassement de soi et transcende l'homme. La démonstration, limpide, a quelque chose d'exaltant et on goûte au témoignage de P. Fromm comme à une fontaine de jouvence.

UN HIVER DE GLACE (Daniel Woodrell - Rivages/Noir)

QUI ? Daniel Woodrell, auteur américain de romans noirs. Il situe tous ses écrits dans la région des Ozarks, état du Missouri, soit l'Amérique rurale et (très) profonde. On parle d'ailleurs à son sujet de "country noir".
QUAND ? De nos jours.
QUOI ? Jessup Dolly est parti de chez lui, abandonnant à leur sort ses trois enfants et une épouse qui n’a plus toute sa tête. Dans cette maison isolée et glaciale, où les placards sont vides, Ree, l’aînée, veille comme elle le peut sur le reste de la famille. Elle apprend que son père a bénéficié d’une mise en liberté conditionnelle moyennant une hypothèque sur la maison. S’il ne se présente pas au tribunal, les Dolly seront sans toit, au cœur de l’hiver. Alors Ree prend la route et affronte la neige, la nuit, le froid, et surtout l’hostilité des autres membres du clan, qui n’aiment pas qu’elle vienne poser des questions...
ALORS ? Une jeune fille, entourée de son frère et sa sœur, livrés à eux-mêmes, en lutte contre l'adversité pour préserver leur toit, cela pourrait être du Dickens ou peut-être plus simplement un conte de fées ténébreux, aussi obscur que les inquiétantes forêts des monts Ozarks. Mais nous sommes bien dans un roman noir, une plongée crue et glaciale dans l'Amérique déshéritée des "white trash", une Amérique pas très éloignée du Delivrance de John Boorman. Un peu à la façon d'un ethnologue, Woodrell décrit un fascinant microcosme avec son système de clans, ses mœurs brutales et ses habitants d'un autre âge. On y croit, le roman fonctionne parfaitement et on suit la quête de Jessup l'estomac noué. En priant que le grand méchant loup ne la dévore pas au détour d'un chemin...

lundi 19 septembre 2011

MON VIEUX ET MOI (Pierre Gagnon - Autrement)

QUI ? Pierre Gagnon est né en 1957 à Arthabaska. Il vit à Québec depuis 1960. D'abord musicien, il signe là son quatrième roman.
QUAND ? Québec, de nos jours.
QUOI ? À la retraite, le narrateur décide d'adopter Léo, 99 ans, que rien ne prédestinait à venir s'installer chez lui. C'est le début d'une grande aventure, faire de tour petits riens. De silences qui veulent dire beaucoup, de tendresse, de rires pour conjurer le déclin... Mon vieux et moi, est-ce que ça peut durer toujours, comme dans les romans d'amour ?
ALORS ? Adopter un "vieux" comme on adopte un chien ? Jolie provocation et belle entrée en matière pour une réflexion acide mais tendre sur la vieillesse. Mais P. Gagnon n'est pas à la hauteur de son sujet, on le sent trop hésiter entre la satyre et le discours plus "social". Manque de rythme aussi... Plus aboutie, l'empathie que Gagnon a pour ses personnages révèle une belle finesse dans l'observation et le portrait. Mais on ne quitte jamais le domaine de l'anecdotique ou de l'effleurement, un peu comme si l'auteur passait à côté de son texte sans vraiment le voir. Très (trop ?) court, Mon vieux a au moins le mérite de sa sincérité...

lundi 12 septembre 2011

JE N'AI PAS PEUR (Niccolo Ammaniti - Le Livre de Poche)

QUI ? Niccolo Ammaniti, écrivain italien parmi les plus talentueux de son temps. On lui doit notamment Et je t'emmène et Comme Dieu veut.
QUAND ? Italie, fin des années 70. 
QUOI ? Six gamins s'aventurent à bicyclette dans la campagne brûlante. Au cœur de cet océan de blé, il est un secret effrayant, un secret dont la découverte changera à jamais la vie de l'un d'eux, Michele...
ALORS ? Je n'ai pas peur est un roman tiré au cordeau, perpétuellement tendu, écrasé par la chaleur des champs de blé et le terrible mystère qui nourrit le livre de la première à la dernière page. Le style d'Ammaniti brille par sa concision et son formidable pouvoir d'évocation : quelques mots suffisent à rendre palpable le climat dense de ce récit initiatique, à la fois thriller implacable et évocation poétique de la vie rurale et de l'enfance. La voix n'est pas la même mais la comparaison avec Eri De Luca vient assez naturellement : évocation de l'enfance, mots limpides, poésie discrète, il y a chez chacun d'entre eux un rapport à l'écriture quasi immédiat, où tout est donné au lecteur avec chaleur et sincérité. Je n'ai pas peur, c'est cela : une littérature sensible, simple où les émotions vibrent de la plus belle des façons. Magnifique !

samedi 3 septembre 2011

ELRIC, LES BUVEURS D'ÂMES (Michael Moorcock, Fabrice Colin - Fleuve Noir)

QUI ? Fabrice Colin, auteur français (très) bien connu des amateurs de fantasy et de science-fiction. Michael Moorcock, légende vivante de la fantasy moderne, père d'Elric le nécromancien et d'autres anti-héros du même acabit.
QUAND ? En des temps immémoriaux, quelque part entre plans et dimensions d'un autre monde...
QUOI ? Prince déchu, dévasté par la mort de son aimée, Elric de Melniboné a juré de ne plus jamais se servir de Stormbringer, son épée maudite qui boit les âmes et lui procure sa puissance et sa vitalité. Accompagné de son fidèle compagnon Tristelune, Elric, abattu et mourant, part en quête de son dernier espoir : l’Anémone Noire, une plante magique ne fleurissant qu’une fois par siècle, qui pourrait lui redonner des forces et de grands pouvoirs...
ALORS ? Elric, ah, Elric ! Quintessence géniale de l'anti-héros romantique, icône gothico-vampirique insurpassable, l'Albinos à l'épée suceuse d'âmes fait un come-back inattendu sous la plume du scribe F. Colin et le haut patronage du grand prêtre Moorcock. Honnêtement, le livre n'apporte rien à la légende mais ces aventures du Ménilbonéen dans la jungle se boit comme du petit lait. On a parfois l'impression d'une version fantastique d'Aguirre ou d'Apocalypse Now ou d'un Indiana Jones défoncé à l'horreur et à la fantasy. Plaisant ! Et puis Colin se montre à la hauteur : style impeccable, bon rythme et respect pointilleux de l'univers de Moorcock. Bref, tout ce qu'il faut pour rendre un livre délectable...